La révolution démocratique de février ouvre au groupuscule des bolcheviks de nouvelles perspectives. Dès qu’il le peut, Lénine, exilé à Zurich, rejoint la Russie.

Statue de Lénine à Moscou
Statue de Lénine à Moscou © AFP / JOEL SAGET

La révolution démocratique de février à laquelle Lénine, exilé à Zurich, n’avait pu participer ouvre au groupuscule des bolcheviks de nouvelles perspectives.

Dès qu’il le peut, Lénine rejoint la Russie. Les Allemands ont mis à sa disposition, sinon un wagon plombé, du moins un train qui bénéficie de l’extraterritorialité et qui le mène en Suède. Ensuite, aux premiers jours d’avril, il arrive à Petrograd – Saint-Pétersbourg. Marx avait dit que les révolutions étaient les locomotives de l’histoire. Une locomotive peut aussi transformer les révolutions.

Le pays qu’il retrouve vit sa libération du tsarisme à la fois dans l’enthousiasme et l’improvisation. La guerre est toujours là: faut-il la suspendre, la reprendre ? Le pouvoir – ou l’apparence du pouvoir- est double : le gouvernement provisoire d’une part et, d’autre part, l’Assemblée des soviets. Et partout, dans les provinces, la désorganisation qui gagne…

Lénine revient avec dans la tête une conception tout armée du déroulement de l’avenir. L’avenir appartient au prolétariat dont il considère qu’il devient majoritaire en Russie. Comme le prolétariat est encore démuni, il appartient à un parti conséquent de le mener vers l’insurrection armée et la victoire. Quant à Lénine lui-même, eh bien, il lui appartient de constituer ce parti ! Pour l’heure, outre un noyau de camarades, il n’a guère à sa disposition que des mots ? Eh bien, il organisera d’abord les mots !

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