Le capitaine Escaffit conversant avec un habitant d’une mechta proche du poste d’El-Draden sur la commune de Cavallo en avril 59
Le capitaine Escaffit conversant avec un habitant d’une mechta proche du poste d’El-Draden sur la commune de Cavallo en avril 59 © Jean-Claude Escaffit
  1. En Algérie, en matière d’opérations, le plan Challe bat son plein. En matière de pacification, le plan de Constantine continue -appliqué, au cœur du bled, par les Sections Administratives Spécialisées, les SAS.

Cependant, à Paris, le général de Gaulle, dans son allocution du 16 septembre, amorce un changement, en appelant à l’autodétermination des Algériens. Les officiers des SAS sont trop disciplinés et trop éloignés des grands centres pour faire entendre leur étonnement mais ils devinent que les autorités vont bientôt considérer leur travail comme périmé. En attendant, le FLN et l’ALN s’attaquent particulièrement à eux : ils incarnent un danger, la proximité.

C’est ainsi que 3 octobre 1959, le capitaine Jean-Marie Escaffit est abattu dans un attentat au lieu-dit El Draden, dans la montagne de Kabylie, peu de kilomètres au-dessus de la côte. Un 14 juillet, quelques années plus tard, un colonel accroche la Légion d’honneur au revers de la veste de l’aîné de ses fils : le petit Jean-Claude Escaffit va devoir assumer le destin de son père en même temps que le sien. Devenu grand - il est même retraité maintenant, il est parti, en compagnie de son frère, questionner la mort et la vie de son père.

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