Elle était femme à respecter son tableau de chasse. La liberté, ce n'est pas de faire ce que l'on veut mais de vouloir ce que l'on fait. Un Christie pour Christmas, demandait le public. Elle lui offrait le plus souvent deux voire trois livres chaque année.

Agatha Christie
Agatha Christie © radio-france

C'était un cheval de labour et elle en prit d'ailleurs, peu à peu, l'apparence physique.

Mais elle n'avait pas d'œillères. Au contraire, une vive curiosité : obéir à un certain ordre permet de prêter d'autant plus attention à tout ce qui est insolite.

Quand elle dételait, elle allait s'asseoir sur un banc de son domaine et contemplait la rivière. Ou bien elle prenait un bain, en croquant une pomme. Et, abandonnant facilement la gloire qui l'intimidait, la respectable vieille dame laissait l'esprit d'enfance reprendre le contrôle de sa vie.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.