John Maynard Keynes en 1946
John Maynard Keynes en 1946 © IMF / IMF

En juillet 1944, la conférence internationale de Bretton Woods fit une ovation debout à Lord Keynes lorsqu'elle créa le FMI et le porta en triomphe à sa tête.

L'auteur de la Théorie générale de l'emploi offrait aux modernisateurs d'après guerre le cadre de pensée dont ils avaient besoin pour organiser efficacement les investissements publics qu'ils injectaient dans l'économie.

Disparu en pleine gloire en 1946, il avait traversé les tempêtes du siècle en menant chaque jour plusieurs vies.

Enseignant et collectionneur de tableaux et spéculateur à la City : il proposa une fois de stocker une quantité énorme de blé qu'il avait achetée dans l'église de son collège de Cambridge !

Conseiller des puissants. Amant d'hommes si nombreux qu'il faudrait renoncer à en faire la comptabilité s'il ne l'avait tenue lui-même. Et, toute la dernière partie de sa vie, mari fidèle d'une danseuse des Ballets russes, star au bras d'une star.

La biographie de Keynes est un roman.

Quant à ses vies posthumes, on n'en a pas épuisé la liste. Très décrié depuis les années 1980, voici qu'il revient en force, à l'heure du chômage de masse et des financiers court-termistes. Ce n'est pas un simple effet de balancier. C'est que son œuvre regorge de ressources théoriques toujours puissantes.

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