Pierre Mauroy en janvier 1984
Pierre Mauroy en janvier 1984 © Max PPP / Max PPP

Nantes, Metz, Brest, Rennes Grenoble, Dijon… Chaque congrès du PS, depuis, présente le même ordonnancement : les stands des uns et des autres, les délégations des partis amis, les travées réservées à ce qu’on appelait les Bouches du Nord, les puissantes fédérations de Marseille et de Lille. A Dijon, Denise Cacheux fut éjectée du Conseil national. Cela ne l’empêche pas d’être à Poitiers cette fois encore. Pareillement, en 1992, ses chers camarades du Nord ne lui avaient pas renouvelé l’investiture aux législatives qui suivaient. Elle avait du coup perdu son siège de députée : elle ne se serait certes pas représentée en son nom propre : on n’a pas raison seule contre son parti. Certains de ses adversaires de droite à l’Assemblée avaient alors constitué un comité pour la soutenir. Le RPR Eric Raoult – on disait RPR à l’époque - avait ainsi déclaré qu’elle incarnait « un socialisme populaire et souriant qu’il situait aux antipodes de la gauche caviar ». C’était sûrement pour elle un beau compliment. Le soir de son bac, son père, cheminot cégétiste, avait débouché la première bouteille de champagne de sa vie et il avait prédit : « Te voilà passée de l’autre côté ». Toute sa vie, Denise Cacheux s’est employée à le démentir. Elle n’a pas conçu la responsabilité politique comme une ascension sociale et pas davantage le Parti socialiste comme le parti de la « bourgeoisie avancée ».

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Deux grandes séances parlementaires reconstituées par la Comédie Française

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