Convention nationale républicaine à Philadelphie en juin 1900
Convention nationale républicaine à Philadelphie en juin 1900 © domaine public / E. Benjamin Andrews

La culture américaine des primaires a gagné d’abord les socialistes et maintenant la droite. Au point que le nouveau nom de l’UMP que Nicolas Sarkozy aurait voulu choisir seul va être soumis au vote des militants et des sympathisants.

Mais, aux oreilles de certains, ce nom sonne…américain. Certains y voient un rapprochement funeste avec un Great Old Party dont les candidats au long de primaires de six mois doivent tenter de séduire des militants de plus en plus droitiers et n’ont plus le temps ensuite de se recentrer quand il leur faut s’adresser à l’ensemble des électeurs.

Une autre difficulté dans le choix de ce nom tient à l’histoire française. Quand l’état-major de GDF Suez choisit, tout seul comme un grand, de s’appeler dorénavant Engie, il range le vieux nom de la société nationale au magasin des antiquités, c’est une rupture avec le passé mais dans le cas de l’UMP, beaucoup, au contraire, crient à la captation d’héritage ; le mot de « républicain » » ne peut appartenir à une tendance, c’est un mot qui, traditionnellement, réunit.

Dans « La Croix », Alain Rémond, qui s’inquiète des difficultés que se crée Nicolas Sarkozy, propose en conséquence que le vote à l’UMP se fasse sur une question volontairement incompréhensible, du genre : « Etes-vous défavorable à l’idée de ne pas choisir d’appeler l’UMP les Républicains ? »

Pour débrouiller les choses, il est peut-être préférable de s’adresser à un historien…américain des idées politiques.

William Scranton, ca 1964
William Scranton, ca 1964 © corbis

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