Axel de Fersen
Axel de Fersen ©

Que n’a-t-on écrit sur les relations de Marie-Antoinette, Louis XVI et Fersen ? « L’amour plaît plus que le mariage pour la raison que les romans sont plus amusants que l’histoire » - c’est une maxime d’un contemporain, Chamfort.

Les lettres échangées par la reine et le comte suédois sont nombreuses – la première est répertoriée en 1783. Une historienne anglaise Evelyn Farr, publie cette correspondance, elle a tenté de déchiffrer à l’œil nu les passages que la famille de Fersen, avant la première édition de 1877, avait soigneusement caviardés. En 2009, deux cryptographes avaient, de leur côté, déjà obtenu quelques premiers résultats. Quant aux Archives Nationales, qui ont acquis les fameuses lettres, elles dévoilent l’aboutissement d’une recherche expérimentale confiée à un laboratoire du CNRS : il s’agit de faire ressortir le cuivre de l’encre qui a servi pour écrire et que l’on ne trouve pas dans l’encre qui a servi au caviardage.

Le résultat concernant une lettre-test est claironné à son de trompe. « Un des derniers secrets de la monarchie vient de céder aux assauts de la science » , écrit le magazine « Histoire et civilisations ». Au vu de ce qui a été ainsi découvert – et qu’on vous communiquera, c’est promis- on se demande pourquoi un tel tapage. C’est que les Archives Nationales, pour poursuivre l’affaire, ont besoin de mécénat !

Fersen attirant les dons, cela devrait se faire. Quand les contre-révolutionnaires voulaient porter le roi Louis XVI sur les autels, le personnage pouvait être gênant. Maintenant que Marie-Antoinette, dépolitisée et peopolisée, remporte de plus en plus de succès, tout, dans le beau Fersen, est bon à prendre. Y compris sa mort incroyable, le jour anniversaire de la fuite de Varennes –et qu’on vous racontera en détail.

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