Le mâtin - Planche de Jacques de Sève issue de "L'Histoire Naturelle, Générale et Particulière" de Buffon
Le mâtin - Planche de Jacques de Sève issue de "L'Histoire Naturelle, Générale et Particulière" de Buffon © domaine public

Personne ne nie sa grande capacité d'adaptation. Peut-on pour autant lui attribuer à une âme, une pensée, une personnalité juridique? Les théologiens, les philosophes, les juristes ont logé, généralement, le chien assez bas,dans une position constamment subordonnée...

Pourtant, dès l'Antiquité, Lucrèce se félicitait qu'il se tienne aux côtés de l'homme, "le sommeil léger et le coeur fidèle" et les exemples de dévouement du chien sont tellement nombreux que le "sens commun" le tient évidemment pour "quelqu'un". Mais qui?En France, le Code civil de 1804 le considérait comme un bien meuble, au même titre qu'un table qu'on peut saisir. Cette position n'a pu être tenue longtemps. Des règles ont été définies qui protègent les animaux domestiques. Mais la notion d'animaux domestiques s'étend tellement aujourd'hui qu'elle ne suffit plus à qualifier le chien.Dans les procédures de divorce, on est tenté depuis les années 1970 de le traiter un peu comme un enfant dont on se dispute la garde, mais ce n'est pas un enfant ! Un début de personne, peut-être, pourtant.Le passage de l'objet de compagnie au sujet juridique, c'est un parcours compliqué !

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