La Porte de Brandebourg vue depuis Berlin-Ouest en 1959
La Porte de Brandebourg vue depuis Berlin-Ouest en 1959 © domaine public / Klaus Schütz / Deutsches Bundesarchiv

Première date cruciale dans l’histoire de Berlin d’après-guerre : 1948-1949. La fondation de la RFA à l’Ouest, de la RDA à l’Est, la création, à l’Ouest, du deutschemark et, pendant une période de treize mois, le blocus de Berlin-Ouest par les Soviétiques. Trois ans après la défaite, les berlinois changent soudain de statut : ils deviennent des victimes.

En 1960, quand Billy Wilder tourne Un, deux, trois , la situation paraît à peu près étale. Le héros du film pense qu’il va pouvoir vendre du Coca-Cola à l’Est et, en effet, les émissaires qui en viennent, trouvent du charme aux choses du capitalisme. C’est justement pour cela que, l’année suivante, en 1961, la RDA construit un mur qui courra bientôt sur 107 kilomètres.

De toute la RFA, les enfants des écoles seront amenés en pèlerinage à Berlin afin de s’apitoyer sur le sort de ses malheureux habitants. Toutefois, ceux-ci auront des raisons de se faire à leur sort. Leur enfermement est compensé par le subventionnement. Qui plus est, l’Ouest retrouve la veine qui était celle de la capitale émancipée des années 20 et attire de nouveaux habitants. Beaucoup sont des alternatifs ou en tout cas des décalés que la réunification va laisser parfois stupéfaits : « Mais alors, disent-ils aux occidentaux, vous allez nous laisser seuls avec les Allemands ? »

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