Retour des cendres de Napoléon Ier de Sainte-Hélène le 15 décembre 1840 - gravure de 1840-41
Retour des cendres de Napoléon Ier de Sainte-Hélène le 15 décembre 1840 - gravure de 1840-41 © domaine public / Musée de l'Armée à Paris
La séance est ouverte au théâtre du Vieux Colombier avec les comédiens français Loïc Corbery, Michel Favory, Laurent Natrella et Bruno Raffaelli. Nous sommes en mai 1840, c’est la question du retour des cendres de Napoléon qui se pose. Ce printemps 2016 Sainte-Hélène revient sous les feux de la rampe, une ligne aérienne en effet la relie enfin à l’Afrique et à Paris le Musée de l’Armée raconte dans une exposition le long séjour qui fit, contraint et forcé, Napoléon jusqu’à sa mort en 1821. En 1840, la date à laquelle nous trouvons, la relation entre Paris et Londres est encore au beau fixe et l’idée de ramener les restes de l’illustre exilé, est née dans le cerveau fertile de Thiers, le président du Conseil de Louis-Philippe. Une opération funèbre, ça peut réveiller une popularité chancelante. Le roi a à l’époque la volonté de réconcilier toutes les mémoires nationales. De Versailles dont il a entrepris le relèvement, il fait un musée de l’histoire de France. La même année, 1840, il installe l’Obélisque sur la Place de la Concorde précédemment débarrassée de toute trace des exécutions révolutionnaires. Et Place de la Bastille, il dresse la Colonne de Juillet sous laquelle reposent désormais les combattants des libertés publiques de 1830 sans le sacrifice desquels il ne serait pas monté sur le trône. Toutefois l’idée de rapatrier Napoléon n’enthousiasme guère Louis-Philippe, pour lui l’accomplissement de 1789 c’est la Monarchie de Juillet et il n’aime rien de l’Empire. De surcroit la reine Marie-Amélie, lui suggère que l’opinion en viendra à comparer les deux régimes à son désavantage évidemment. Le roi se laisse néanmoins convaincre par son gouvernement et nomme son fils, le prince de Joinville, pour commander la Belle Poule qui procédera au rapatriement. La chambra a voté dans l’enthousiasme un crédit exceptionnel et constitué une de ces commissions patrimoniales dont la France a le secret. Cette commission a disputé du lieu qui abritera les précieux restes. La commission est présidée par Clauzel, un soldat qui a servi la France en tous ces régimes successifs, que Napoléon a fait baron et Louis-Philippe maréchal. C’est 23 et 26 mai 1840, la présidence de la chambre est assurée par Martin du Nord
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.