Le 2 juillet 1816 la Méduse s’échoue sur le banc d’Arguin, au large de la Mauritanie, une zone de hauts fonds à laquelle le capitaine, M. de Chaumareys, aurait dû prendre garde...

Le Radeau de la Méduse, 1818 - 1819 par Théodore Géricault
Le Radeau de la Méduse, 1818 - 1819 par Théodore Géricault © Getty / Hulton Fine Art Collection

C’est le 2 juillet 1816, que la Méduse s’échoue sur le banc d’Arguin. C’est au large de la Mauritanie une zone de hauts fonds à laquelle le capitaine, M de Chaumareys, aurait dû prendre garde.

Jusqu’ici, tout s’était bien passé. Les quelque quatre cents passagers avaient sacrifié aux rites du passage du tropique du Cancer, ils faisaient route vers le Sénégal, avec le projet de réinstaller la présence française sur la côte et jusqu’aux îles du Cap-Vert.

La Méduse, c’était une bien fière frégate, et quasi neuve, armée de quarante-quatre canons. Avant M. de Chaumareys, elle avait été commandée par le capitaine Ponée. L’année d’avant, l’été 1815, elle se trouvait à l’ile d’Aix que Napoléon vaincu allait quitter sur le Bellérophon. Ponée avait proposé à l’empereur : « Sire, je jette la Méduse sur leBellérophon, le blocus anglais s’en trouve tout désordonné, vous passez sur une autre frégate, la Saale, et vous gagnez l’Amérique ». Napoléon avait refusé.

Le destin de la Méduse était sans doute d’être associé à une autre catastrophe exemplaire.

lundi 12 décembre, La Marche de l'histoire ouvre la séance, pour de nouveaux enregistrements en public par les Comédiens-Français, de grands débats parlementaires.

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