Voici que la Réserve fédérale américaine, en ce début de 2014, va être dirigée par une femme. Pas une jeunesse, une universitaire de 67 ans choisie pour son expérience : une banque centrale, c'est aussi la capitalisation d'une mémoire économique. La FED a célébré son centenaire fin décembre 2013. Créée au départ pour permettre le sauvetage des banques privées en difficulté, ses missions se sont élargies jusqu'à intégrer officiellement la maîtrise de l'inflation et la recherche de l'emploi maximum. Surtout, sans qu'aucun texte de droit, cette fois, ne le dise, son rôle s'est considérablement internationalisé. La place boursière de New York est aujourd'hui quatre fois plus importante que celles de Londres ou de Tokyo; c'est en dollars que sont libellés les cours des matières premières ou les emprunts des grandes banques.

L'Eurotower, siège de la banque centrale européenne, à Frankfort
L'Eurotower, siège de la banque centrale européenne, à Frankfort © cc / ArcCan

Aussi les décisions mais également la parole, et même les inflexions dans la parole, du président de la FED sont-elles guettées et scrutées dans le monde entier. Non qu'elles aient caractère d'oracles : la FED n'est certes pas infaillible. Mais, quelles qu'elles soient, elles déclenchent des conséquences en série. En fait, ne cherchez plus qui est l'homme peut-être le plus influent de la planète, c'est encore le président de la FED et c'est désormais une femme.

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