Rediffusion de l'émission du 06/12/2011

Une vie ardente, qui s'est achevée prématurément. Une œuvre vibrante de rage, entamée avec Peau noire et masques blancs , d'abord contenue par un humour froid et de plus en plus violente avec le temps.

En 1961, il y a cinquante ans, le jour de l'annonce de sa mort, la police saisissait Les damnés de la terre qui venaient à peine de paraître.

A Paris, on le réédite mais il n'est pas facile aux Français de considérer un martiniquais qui avait choisi de ne plus être français. Le FLN l'enterra, clandestinement, en territoire algérien mais il ne goûtait guère les colonels de l'armée de libération qui, devenus généraux et prospères, le lui rendent bien. Beaucoup de noirs d'Amérique lui sont reconnaissants d'avoir dit qu'il n'était plus l’esclave de l'esclavage. Mais beaucoup d'autres américains, et européens, lui reprochent d'avoir légitimé par avance le terrorisme.

L'écrivain Jean Genet le disait déjà : avec les nègres, on ne sait jamais de quelle couleur ils sont !

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