Cromwell et le corps de Charles Ier - tableau de Paul Delaroche - 1831
Cromwell et le corps de Charles Ier - tableau de Paul Delaroche - 1831 © domaine public / Musée des Beaux-Arts de Nîmes

Le roi Charles Ier, dès son accession au trône en 1625, pensait que l’avenir en Angleterre était à la monarchie absolue. Mais ses vues, empruntées à la France ou à l’Espagne, ne purent s’imposer. Le passé anglais lui résista : la vieille Common Law qu’on pouvait faire remonter à l’avant conquête normande. La géographie aussi le contraria : il régnait en effet aussi sur l’Irlande et de l’Ecosse qui le tiraient à hue et à dia. Ecartelé de son vivant, il mourut décapité en 1649.

La République ne dura pas, ce qui ne veut pas dire que la révolution fut sans suite. Elle prit tout son sens progressivement. Avec une autre révolution en 1688, moins heurtée, plus « glorieuse » et qui écarta définitivement les Stuarts. Avec, surtout, au XVIIIème siècle, la révolution américaine et la française.

C’est à l’aune de ces dernières qu’on la lit dorénavant. Pour nous, Français, elle demeure très singulière : c’est en effet la religion, en l’occurrence le protestantisme radical, qui permet le passage à l’émancipation et cela continue de faire énigme pour nous. Néanmoins, pour les Américains, pour nous, elle est à l’évidence pionnière : elle a ouvert la voie du système parlementaire et même d’autres chemins, plus pentus, à la démocratie.

Evénement(s) lié(s)

Deux grandes séances parlementaires reconstituées par la Comédie Française

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.