Ce Super Tuesday, les électeurs républicains sont invités, dans dix états à la fois, à départager les quatre principaux candidats encore en lice pour l'investiture de leur parti.

Président fiction - Independence day
Président fiction - Independence day © Radio France
Y aura-il encore ensuite de nombreux épisodes? Là est la question. Les primaires aux Etats-Unis ressemblent en effet à un film ou, mieux encore, à une série télévisée. Avec tournants et segments, ceux-ci étant définis aussi par les coupures publicitaires: les séries, comme les campagnes, visent des cibles de clientèle. S'il y a une différence, elle est dans la composition des publics: celui des séries est souvent plus demandeur d'information et de pédagogie,plus cultivé sans doute que l'électeur moyen.Dans les fictions, les traits des présidents sont aussi plus accusés que dans la réalité. Dans "24 heures chrono", le dangereux Logan est pervers jusqu'à la moelle. Bien pis que son modèle Nixon . Mais ledit Logan avait été précédé aux commandes par le grand Palmer, qui , face aux grandes crises,dépassait de loin en intelligence Bush jr. Auparavant, l'autre grande série-vedette, " A la Maison Blanche" avait installé dans le Bureau Ovale l'incomparable Bartlet, lequel avait une autre cohérence et une autre vertu que Clinton.C'est à se demander si les fictions réussies, sur grand et petit écran,n'expriment pas,chez leurs auteurs et surtout leurs spectateurs, un désir de politique, au sens fort du mot, avec un grand P. Désir d'autant plus ardent qu'il n'est certes pas satisfait par le pauvre feuilleton qu'offre la scène électorale d'aujourd'hui.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.