Sainte-Hélène 1821."Mon fils, disait Napoléon à Montholon, il est temps que je termine, je le sens." Et de dicter deux codicilles à son testament: "Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé." C'est la copie, de la main de Montholon, sur deux pages, de ces deux codicilles destinés à être dissimulés aux Anglais, qui est le clou de la vente Napoléon du jour à Drouot.

Pauline Bonaparte par François Joseph Kinson - 1808
Pauline Bonaparte par François Joseph Kinson - 1808 © domaine public / Museo Napoleonico di Roma

L'Empereur finissant avait ses raisons pour nommer Montholon "mon fils". Et ses trois sœurs, pendant cette période ? Elisa, l'aînée était morte prématurément, de la tristesse d'avoir perdu ses responsabilités : c'était celle qui avait sans doute le moins de grâce mais le plus de tête. Caroline Murat, ex-reine de Naples, qui avait cru pouvoir tirer son épingle de la débâcle de 1814, menait grand train chez les Autrichiens, à Frohsdorf, là où le comte de Chambord habitera plus tard : il est des lieux prédestinés pour accueillir les exils sans retour. Pauline, qui avait joué un moment le rôle de première dame à l'île d'Elbe, avait fait savoir qu'elle irait jusqu'à Sainte-Hélène, c'était une intention exprimée un instant seulement et qui valait ce qu'elle valait mais indiquait du moins que sa seule préoccupation n'était pas son plaisir.

Cependant, une fois émise l'hypothèse que les trois sœurs, "les Trois Grâces", n'étaient pas seulement de suffisantes insuffisantes, reste une autre question : dans le grand jeu de l'Italie napoléonienne où elles ont été les unes et les autres jetées, ont-elles eu quelque utilité ?

Crédits du bandeau de la page d'accueilJean-Louis-Victor Viger du Vigneau, dit Hector Viger, La toilette avant le sacre,vers 1865 – Huile sur bois – Marseille, musée des beaux-arts © Marseille, musée des Beaux-Arts/Raphaël Chipault-Antonin Soligny Service presse/ musée Marmottan Monet

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