« Rien n’est plus beau qu’une femme habillée d’une robe adaptée au rythme de la marche », on se souvient sans doute du monologue de Charles Denner dans « L’homme qui aimait les femmes ».

la robe, objet d'étude culturelle
la robe, objet d'étude culturelle © Getty / Kirstin Sinclair

Rien n’est plus beau qu’une femme habillée d’une robe adaptée au rythme de la marche 

On se souvient sans doute du monologue de Charles Denner dans L’homme qui aimait les femmes.

Pour le héros du film de Truffaut, la robe fluide que la femme peut habiter de l’intérieur est une bénédiction. Elle lui permet  d’avancer librement dans l’espace public et d’être suivie. Elle est attirante comme la sirène qui bat l’onde. La comparaison est de Proust : c’est seulement à l’époque où celui-ci  écrivait que la robe hiératique des temps anciens s’est en effet définitivement mise en mouvement – c’était la fin d’une histoire de longue durée.

Le désir des hommes n’en a certes pas été diminué

Naguère, il se portait sur le haut aminci de force et plus ou moins décolleté, le bas dissimulant les jambes et restant  « dans la gélatine » - pour parler, cette fois, comme Courrèges . Maintenant, selon Denner, il y a l’avant et l’arrière. Et, dira notre invité, Georges Vigarello, le profil.

La simplification de la robe, la multiplication du tailleur au milieu du XXème n’ont pas suffi. Les femmes se sont de plus en plus tournées vers des tenues encore plus confortables.

On a donc parfois parlé d’un retour de la femme à l’état de nature. Voire. Mais si, ce sont de « grandes tiges » ou de « petites pommes », disait Denner-le-dragueur. En tout cas, l’actualité montre cruellement que l’homme, lui, en reste souvent à son état primitif.

Programmation musicale : "Frou-frou" , interprété par Danielle Darrieux

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