Aux Eparges, dans la Meuse, où le président de la République a parlé ce matin, une statue figure Genevoix. Elle est ce qu’elle est mais elle représente bien ce qu’il fut, un homme en uniforme qui tient dans chaque main, la valide et l’autre, un carnet et un calepin.

Maurice Genevoix à sa table de travail
Maurice Genevoix à sa table de travail © Getty / James Andanson

Aux Eparges, dans la Meuse, où le président de la République a parlé ce matin, une statue figure Maurice Genevoix. Elle est ce qu’elle est mais elle représente bien ce qu’il fut, un homme en uniforme qui tient dans chaque main, la valide et l’autre, un carnet et un calepin. Grâce à la littérature, a dit Emmanuel Macron, coule dans nos veines un peu du sang des soldats des Eparges.

Certains des conseillers de l’Elysée recommandaient de ne pas ouvrir les portes du Panthéon à l’ancien secrétaire perpétuel de l’Académie française. Vieilli, hors d’âge, disaient-ils. Ses textes ? Usés par trop de dictées dans les classes primaires… 

Emmanuel Macron a passé outre les recommandations des modernistes. Et il a décidé d’honorer le témoin le plus exact des poilus. Ils sont peu à avoir écrit sur la guerre en toute sincérité, sans vouloir laisser un message, donner une leçon. Genevoix sonne plus vrai que Dorgelès ou Barbusse. Chez lui, tout est vrai, tout a existé.

Et puis s’il y a l’auteur de Ceux de 14, il y a aussi celui de Raboliot, de Tendre bestiaire, de la Boite à pêche. Une fois que les armes se sont tues, Genevoix n’a plus participé à aucune chasse. Il est le peintre de l’animal humain et de tous les animaux. Et en cela, l’égal de Colette qu’on a aussi raison de lire de plus en plus.

A Genevoix, porte-parole de ses camarades et frère de la nature, la France reconnaissante.

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