Le Petit Journal illustré du 8 août 1891 "La guillotine attend l'arrivée de Doré et de Berland"
Le Petit Journal illustré du 8 août 1891 "La guillotine attend l'arrivée de Doré et de Berland" © Inconnu / Inconnu

En janvier 1977, Robert Badinter qu'on vient d'entendre dans son rôle de garde des Sceaux avait, à Troyes et cette fois dans sa robe d'avocat, arraché Patrick Henry à la guillotine. Laquelle fonctionna encore en septembre de la même année. Néanmoins la question de l'abolition était relancée.

Elle avait déjà maintes fois provoqué de grands débats parlementaires. En 1791 - Robespierre était alors un partisan ardent de l'abolition. En 1832, c'était la droite qui voulait sauver les ministres vaincus de Charles X. En 1848, Victor Hugo considérait la peine capitale comme le signe spécial et éternel de la barbarie: il avait été davantage entendu en Amérique latine qu'à Paris. En 1906-1908, l'arrivée à l'Elysée d'un abolitionniste fervent avait ouvert une large discussion mais le vote à la tribune, en 1908, avait signé l'échec.

A la fin des années 1970, Valéry Giscard d'Estaing n'a pas l'audace du président Fallières. Il n'est pas vraiment abolitionniste ni tout à fait non plus anti-abolitionniste; il est retentionniste.

On en est là en octobre 1980, avant que ne s'ouvre la campagne présidentielle.

Un an plus tard, c'est l'abolition. D'abord à l'Assemblée - on en suivra de près les débats dans cette émission. Et, en octobre, au Sénat, plus incertain. Le texte est promulgué au Journal officiel le 10 octobre, il y a précisément trente ans.

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