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Entre Yvon Gattaz président du CNPF sous le premier septennat de François Mitterrand et son fils Pierre, n°1 du Medef à l’époque Hollande, le langage change peu, en apparence. Ernest-Antoine Seillière, au moment du changement de nom et de style en 1998, a délibérément choisi de se mettre en avant, avec un goût assumé du défi. Lors de sa succession, il dit : j’ai joué le rôle de Thatcher, maintenant il faut un Blair. Et, en effet, avec Laurence Parisot on n’est plus dans la provocation mais dans la personnalisation assumée : la priorité à la communication et la séduction, à croire que la présidente du Medef convoite un portefeuille ministériel.

Il n’empêche. C’est pendant de brèves périodes seulement que Medef peut être perçu comme le lieu de production de l’idéologie dominante ou comme une organisation dotée d’un chef politique. S’il est doté d’une voix (son président est un peu le présentateur télé des actualités du capitalisme français), il n’est dans la réalité qu’un entrelacs d’intérêts difficilement démêlables. Sa structure d’une complexité infinie est celle d’un millefeuilles : Laurence Parisot entrant en 2003 dans les instances suprêmes du Medef était elle-même incapable de dire si son entrepris y adhérait. Au Medef, on reproche volontiers à Bercy d’ignorer le nombre total de ses fonctionnaires mais on est bien incapable de donner un chiffre d’adhérents qui soit vraisemblable.

Le « patron des patrons » lance : « En avant l’entreprise » mais, derrière, comment l’histoire a-t-elle pu faire l’amalgame de ses troupes, faites de bric et de broc ?

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