Que les autochtones du Canada pourtant rejetés, et comme invisibles, réapparaissent aujourd'hui peut surprendre.

Photo d'un groupe d'Amérindiens présentée dans le cadre de l'exposition "Le Québec des premières Nations" au Musée de Bretagne à Rennes en 1997
Photo d'un groupe d'Amérindiens présentée dans le cadre de l'exposition "Le Québec des premières Nations" au Musée de Bretagne à Rennes en 1997 © AFP / AFP

En direct et en public des Rendez-vous de l'histoire de Blois.

Les contemporains s'étonnent toujours que le passé ne passe pas.

Que les catalans se souviennent de l'époque de Franco. Que les canadiens français aient pu, après la conquête anglaise de 1760, organiser leur survivance et, il y a vingt ans, se rapprocher de l'indépendance. Que les autochtones du Canada pourtant rejetés comme invisibles réapparaissent et, qui plus est, à l'instant précis où de grands investissements hydrauliques ou miniers se déploient sur leurs terres, cela surprend aussi. Et les canadiens français eux aussi ont pu en être embarrassés. Ainsi donc les nations autochtones - on en compte onze aujourd'hui - auraient connu une expérience comparable à la leur, celle de la possibilité de leur disparition !

Les référendums sur l'indépendance du Québec ont échoué d'un cheveu

Les souverainistes ne sont pas près de retrouver les mêmes opportunités qu'en 1980 ou 1995. Ils voient en revanche le gouvernement fédéral d'Ottawa approuver nombre de référendums chez les autochtones, qui concernent par exemple des projets miniers. Et ils entendent le Premier Ministre Trudeau déclarer à la tribune de l'ONU en septembre :

Le gouvernement canadien a honte de la manière dont ses prédécesseurs ont traité les autochtones.

L'indépendance du Québec n'est pas à l'ordre du jour, son interdépendance avec les autochtones l'est.

Programmation musicale : "Dégénérations" de Mes Aïeux.

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