Republican peace mural, Rossville Street, Derry
Republican peace mural, Rossville Street, Derry © Radio France / Jimmy Harris

La violence est aussi affaire de mémoire.

Ainsi en Irlande.

Joseph Kessel se portant à la rencontre des insurgés au début des années 1920 y entendait des enfants lui dire: "Quand je serai grand, je les rejoindrai".

De génération en génération se reproduisent en effet les mêmes comportements, les mêmes discours. Comme si les disparus qu'on imite ou qu'on venge étaient là, tout proches, aux côtés des vivants. Tués au combat ou dans un attentat mais doués d'immortalité. Héros toujours présents d'une organisation, d'une communauté auxquelles on est irréductiblement lié, sans possibilité de s'en échapper.

Vient pourtant un moment - et il s'est produit en Irlande - où le cycle peut être rompu.

Comment tailler un sentier à la paix à travers les broussailles que les années ont rendu de plus en plus touffues ? Comment, pour reprendre le titre d'un livre de notre invité Maurice Goldring, renoncer à la terreur ?

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