La "madone des sans-chemises" est morte à l'âge du Christ au sommet de sa popularité tandis que son époux, le général-président Perón commençait à descendre sa pente.

Eva Perón le 22 août 1951
Eva Perón le 22 août 1951 © domaine public

Mais la tradition péroniste a la vie dure en Argentine et la présidente actuelle, madame Kirchner, prétend l'incarner encore. Les difficultés s'amoncellent devant elle. La croissance qui chute et les classes moyennes qui soutiennent une grande grève générale, des fonds spéculatifs prédateurs qui ont racheté à bas prix des lambeaux de la dette du pays et qui réclament des sommes exorbitantes... Et, ce jour, la justice qui évite au grand groupe de presse Clarin le démantèlement que lui promettait la présidente !

"Nul besoin d'avoir peur des juges, il ne faut avoir peur que de Dieu et, c'est vrai, un peu de moi" , dit Cristina Kirchner. Or cette période difficile se trouve être le soixantième anniversaire de la disparition d'Evita. Cristina sollicite donc beaucoup le souvenir de la "porte-parole des humbles". Mais il ne suffit pas d'être intentionnellement plébéien pour rester populaire. Et Evita ne se tient jamais à la place qu'on lui assigne.

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