Le roi donne les drapeaux à la Garde nationale de Paris et de la banlieue en 1830 - J.D. Court - 1834
Le roi donne les drapeaux à la Garde nationale de Paris et de la banlieue en 1830 - J.D. Court - 1834 © domaine public / Musée national du Château de Versailles

Le passé est riche de ressources imprévisibles. Ainsi la Garde Nationale était morte et, croyait-on, enterrée après son implication dans la Commune de Paris. Eh bien, à… Versailles, devant le Congrès, François Hollande a réveillé le mot.

La Garde Nationale, c’était entre 1789 et 1871 – à Paris pendant quasi toute la période, en province avec davantage d’intermittence - un service armé demandé aux citoyens. Il s’agissait à la fois de constituer une force de maintien de l’ordre et une réserve militaire. La Garde Nationale tenait des deux mystiques de l’époque : la mystique, exaltante, du peuple en armes et la mystique, implacable, de la propriété.

Au nom de celle-ci, nombre de citoyens ont souvent été tenus à l’écart de la Garde Nationale, quand ils n’ont pas été traqués par elle.

Au nom de celle-là, la Garde Nationale a joué un rôle important dans l’établissement de nouveaux régimes plus « ouverts » : la Monarchie de Juillet en 1830, la République en 1870.

François Hollande avait-il en tête toute la complexité de l’histoire de la Garde Nationale quand il en évoqua le fantôme le mois dernier ? Sans doute l’idée qu’on lui a suggérée se heurte-t-elle à à trop de difficultés pour être mise en œuvre mais elle participe d’un mouvement de renouveau de l’engagement au service du pays. D’un côté, les recrutements dans l’armée progressent ; de l’autre, le service civique est appelé à s’étendre. Il pourrait y avoir un troisième terme : le service civico-militaire.

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