Siméon, prince de Tarnovo, enfant
Siméon, prince de Tarnovo, enfant © domaine public / Archives Nationales Bulgares

Siméon aura provoqué la liesse au moins deux fois chez les Bulgares. A sa naissance, en 1937. A son retour, en 1996.

Entre les deux, un bref règne de roi-enfant, de 1943 à 1946, date de l’éviction par les communistes : les philatélistes se souviennent de son portrait sur les timbres-poste mais, en réalité, la période était tragique. Suivra un long exil d’un demi-siècle. C’était difficile d’être un roi-enfant, ce n’est pas facile non plus d’être un roi en exil : au moins Siméon II aura-t-il eu une vie plus variée et plus mouvementée que s’il était resté à Sofia !

A son retour, il s’interrogeait sur l’hospitalité des Bulgares. Roi par la vertu de la succession dynastique, il devient en 2001 leur Premier ministre, par la grâce des élections. C’est lui qui préside à l’entrée de la Bulgarie dans l’OTAN et prépare l’entrée dans l’Union européenne.

Il aurait pu titrer ses souvenirs : «Mémoires d’un roi, quand j’étais Premier ministre ».

Les liens

La Shoah en Europe du Sud-Est. Les Juifs en Bulgarie et dans les territoires sous administration bulgare (1941-1944) Actes du colloque des 9 et 10 juin 2013; sous la direction de nadège Ragaru; Editions du Mémorial de la Shoah 

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