Jean-Noël Schifano jeune, partant rejoindre la Sicile de son père, s’est arrêté à Naples. Et, au fond, n’en est jamais revenu. Naples, selon lui, a été la ville la plus importante d’Italie. Une vraie capitale qu’il compare à Londres, à Paris.

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Naples © Radio France

Une étape fondamentale dans le Grand Tour que les jeunes européens des classes privilégiées entreprenaient pour se former.

C’était avant l’unité de 1860.

Pour Schifano, le plus beau moment de l’histoire de Naples est à inscrire au crédit des Bourbons : c’est le règne de Charles III qui vit la construction en 1737 du grand theâtre San Carlo.

En revanche, le siècle qui suivit, l’unification fut vécue par les napolitains comme un déclassement voire une annexion. Elle se fit en effet depuis le Nord. Aux manettes de l’opération se tenait le Premier ministre  francophile Cavour. On connaît son visage affublé de besicles étroites. Pour les napolitains, les besicles de Cavour sont des menottes.

Il a fallu à la ville beaucoup de résilience pour rester elle-même, quitte à voir sa réputation s’aggraver sans cesse.

Bibliographie :

  • Chroniques napolitaines de Jean-Noël Schifano (Gallimard).  
  • Sous le soleil de Naples de Jean-Noël Schifano  (Gallimard).   
  • Dictionnaire amoureux de Naples de Jean-Noël Schifano (Plon).
  • Le coq de Renato Caccioppoli de Jean-Noël Schifano (Gallimard).   
  • Le vent noir ne voit pas où il va de Jean-Noël Schifano (Fayard).

Programmation musicale : 

Norma de Bellini sous la direction de Giuseppe Patané, 1974.

Filmographie :

  • La San Felice d'après Alexandre Dumas, réalisé par Vittorio Taviani, 2004.
  • Frères d'Italie de Mario Martone, 2010.
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