En 1964, la Chine est le cinquième pays à disposer de la bombe atomique. Après, dans l’ordre, les Etats-Unis, l’URSS, la Grande Bretagne et la France...

Essai nucléaire en juillet 1945 au Nouveau Mexique
Essai nucléaire en juillet 1945 au Nouveau Mexique © Getty / Bettmann

En 1964, la Chine est le cinquième pays à disposer de la bombe atomique. Après, dans l’ordre, les Etats-Unis, l’URSS, la Grande Bretagne et la France.

L’ordre ? Le pape dirait qu’il ne peut y avoir d’ordre s’il se fonde sur l’équilibre de la terreur.

Disons : le cercle.

En 1968, un traité de non-prolifération est ouvert à la signature. Israël, l’Inde et le Pakistan qui se dotent à leur tour de l’arme nucléaire ne le signent pas mais bon gré mal gré, ils sont tacitement reconnus par l’oligarchie nucléaire. On veut croire qu’ils se sont dotés de l’arme nucléaire pour n’avoir pas à l’employer.

Ce qui est étonnant ensuite, c’est que la prolifération n’ait pas été plus vite

L’Afrique du Sud a renoncé à la bombe en même temps qu’à l’apartheid. Dans la poudrière du Moyen Orient, nul pays arabe n’a franchi le seuil. Ce n’est pas le cas de l’Iran mais, puissance régionale devant ne compter que sur elle-même, elle peut faire valoir une argumentation qui a servi à la France des années 1950 : il s’agit de nos intérêts vitaux !

La survenue intempestive de la Corée du Nord brise-t-elle le cercle ? La théorie de la dissuasion ne prétendait éviter ni les crises ni les provocations mais jusqu’ici, elle a pu se prévaloir d’y introduire de la rationalité. Aujourd’hui, on s’interroge. Est-ce vraiment avec Kim Jong H, comme dit « Le Canard enchaîné » (ou avec Donald Trump ) qu’on peut contracter une assurance-vie ?

Programmation musicale : Bande originale du film Folamour de Kubrick (1964)

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