L'enfant a droit à son enfance mais il ne peut pas s'arrêter à ce qu'il est. Chaque fois qu'il passe un seuil, l'équilibre dans lequel il vivait menace de se rompre et la sagesse est alors de ne pas lui épargner les épreuves.

Portrait de Jean-Jacques Rousseau par Angélique Briceau - 1791
Portrait de Jean-Jacques Rousseau par Angélique Briceau - 1791 © Bibliothèque publique et universitaire de Genève / Siren

Trois cents ans exactement après sa naissance, circulent toujours des idées simplistes sur Rousseau alors qu'il n'est aucunement un naïf. Il ne veut pas en revenir à l'état de nature mais préparer un devenir à l'état de société où nous nous trouvons présentement.

Or comment mieux tenter de réécrire l'histoire du monde qu'en réfléchissant sur l'éducation? Dans le calme de ses refuges de Montmorency, à la fin des années 1750, Rousseau écrit donc l'Emile, un gros livre, ce qui n'est pas dans son habitude.

Sa publication lui vaudra condamnation et exil. Mais le succès du livre est immédiat. Et, surtout, durable. Rousseau devient, définitivement, le chef du parti de l'enfant. Le parti qui croit qu'on doit mettre de l'espoir dans la génération qui se fait.

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