Le mai de tous les dangers, titre le quotidien Yedioth Ahronoth…. Le gouvernement Netanyahou se félicite bien sûr de l’installation dans des délais records de l’ambassade US à Jérusalem et il attend que Donald Trump dénonce ce soir l’accord nucléaire avec l’Iran.

Le mai de tous les dangers, titre le quotidien Yedioth Ahronoth….

Le gouvernement Netanyahou se félicite bien sûr de l’installation dans des délais records de l’ambassade US à Jérusalem et il attend que Donald Trump dénonce ce soir l’accord nucléaire avec l’Iran.

Les intentions  du président américain ne satisfont pourtant pas nécessairement le gouvernement israélien. Si sa volonté semble être de renverser à moyen  terme le régime de Téhéran,  il voudrait aussi retirer à court terme ses troupes de Syrie. Israël s’en trouverait exposé à de nombreux dangers. Livraison à la Syrie de nouveaux missiles antiaériens de Moscou, déploiement du Hezbollah qui vient déjà de remporter au Liban une importante victoire électorale, pire : implantation de bases iraniennes… Netanyahou  répète son intention d’intervenir en Syrie si nécessaire. Il vient d’obtenir de la Knesset la possibilité de déclarer la guerre avec le seul soutien de son ministre de la Défense, sans même avoir besoin de la majorité de son cabinet.

Soixante-dix ans après avoir obtenu son indépendance, alors que les Juifs sont passés de moins d’un million à 6 millions et demi et qu’ils s’enorgueillissent d’une des armées les plus performantes du monde,  l’état d’Israël vit toujours dans une fragilité difficilement soutenable. L’habileté de Netanyahou est d’ailleurs de jouer sur cette peur, en la combinant avec la mémoire de la Shoah. Mais, en même temps qu’il crie constamment au loup, il renouvelle ses stratégies. Vis-à-vis des alliés traditionnels qui ne sont pas nécessairement aussi sûrs qu’on ne le dit. Vis-à-vis de l’Arabie saoudite qui aurait pu rester un ennemi intrinsèque mais qui a besoin aujourd’hui, existentiellement, d’un renforcement d’Israël. Vis-à-vis de l’Inde car il faut maintenant jouer très en profondeur dans le continent asiatique, au moment où l’axe Téhéran-Moscou pourrait se prolonger en Chine.

Et puis, il y a l’arme nucléaire. Israël y a créé son programme avant même que le shah d’Iran n’y songe. Quand Ben Gourion s’est dit prêt à y renoncer en 1966, Dayan lui avait répondu  qu’aucune alliance ne pouvait remplacer l’arme nucléaire.

Le site de Frédéric Encel

Programmation musicale : BOF de Black Panther, Bo de Ludwig Goransson

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