Echappée belle dans les Cévennes avec Stevenson et Pauchon, deux hommes de forte stature et au pas vif, mais à la demande instante d’Eric Baratay, à hauteur d’âne...

Col du Mercou dans les Cévennes
Col du Mercou dans les Cévennes © Getty / Yann Guichaoua-Photos

Du Monastier en Haute-Loire jusqu’à Saint-Jean, dans le Gard, en passant par Langogne, Notre Dame des Neiges, le Pont-de-Montvert, le voyage pédestre que fit Stevenson est imité chaque année par des milliers de randonneurs. Il arrive que certains, les plus précautionneux, se fassent déposer leurs bagages par malle postale à chaque étape. Les plus scrupuleux l’entreprennent, à l’exemple de l’écrivain, en compagnie d’un âne.

La formule est économique. D’ailleurs, si Stevenson s’était enfoncé dans les Cévennes, c’est qu’il n’avait pas assez d’argent pour suivre en Californie la femme qu’il aimait. En 2006, France Inter considéra avec intérêt la proposition que lui fit Hervé Pauchon, elle faisait preuve des mêmes vertus d’économie écossaise qui animaient en 1878 l’écrivain : quelques centaines d’euros pour la location d’un âne, douze jours de marche et neuf longues séquences de radio qui furent diffusées au long de l’été… le retour sur investissement était très satisfaisant.

Nous suivrons donc le parcours de 1878 et celui de 2006. Mais sous le regard d’Eric Baratay. C’est, en France, L’historien du point de vue animal. Certes Stevenson et Pauchon sont des personnes fort intéressantes, parfaitement individualisées. Mais leurs ânes méritent aussi l’intérêt. Ils ne sont pas de simples représentants d’une espèce, l’espèce asine. D’abord, ce sont des ânesses, des personnes du sexe, comme on disait en 1878. Elles ont un nom. Une expérience qui leur est propre.

Echappée belle dans les Cévennes donc. Certes avec Stevenson et Pauchon, deux hommes de forte stature et au pas vif, mais à la demande instante d’Eric Baratay, à hauteur d’âne…

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