Graffiti sur un mur de Buenos Aires "Hors des Malouines les Anglais ! Nous reviendrons !"
Graffiti sur un mur de Buenos Aires "Hors des Malouines les Anglais ! Nous reviendrons !" © Salim Virji / Salim Virji

Trente ans après, Buenos Aires revendique toujours les Malouines dont la récupération est une obligation constitutionnelle. La présidente, Madame Kirchner, la remplit en commémorant la défaite de 1982 depuis Ushuaïa : aux yeux des Argentins, l'archipel relève de la Terre de Feu.

Aux Falkland, c'est le nom que les habitants sujets de la Couronne donnent à l'endroit depuis 1833, on fait mémoire de la guerre quotidiennement - point besoin d'anniversaire. Le territoire est parsemé de débris laissés par l'aviation argentine et de mines anti-personnel; l'unique journal local, le Penguin News ne parle que des faits et des suites de la guerre : aujourd'hui la fermeture des ports de la région aux navires battant pavillon des Falkland, demain la contestation de l'exploitation pétrolière au large de l'archipel.

En 1982, l'écrivain Borges observait, étonné, "deux chauves qui se battaient pour un peigne". François Mitterrand, lui, était fasciné par la détermination que mettait Margaret Thatcher à défendre "trois moutons aussi velus que frigorifiés". Aujourd'hui encore, 61% des britanniques sont déterminés à garder les Falkland et les Argentins, nation de déracinés, restent atteints de la maladie de la mémoire des Malouines.

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