De Gaulle, et pareillement les gaullistes, s’il en reste, apprécient modérément le rapprochement avec Napoléon...

Napoléon et Charles De Gaulle
Napoléon et Charles De Gaulle © Hulton Archive/Getty et Bardi/Maxppp

De Gaulle, et pareillement les gaullistes, s’il en reste, apprécient modérément le rapprochement avec Napoléon. Et ils ont en effet bien des raisons de marquer l’écart qui sépare les deux hommes. Un exemple qui n’est pas des moindres : De Gaulle appartenait à la lignée des grands ministres calculateurs de la monarchie, il n’avait pas du tout pour la guerre l’ardeur sans mesure de Napoléon…

Qu’importe ! Le rêve d’assister à un rendez-vous entre le grand Charles et le petit caporal, continue d’exciter l’imagination ou les regrets de nombre d’entre nous. Certes quelques-uns demeurent rétifs : considérant l’histoire d’abord au prisme des libertés, ils sont condamnés à rester une minorité.

Reste à rendre possible aujourd’hui la rencontre. Où est aujourd’hui la place des héros qui permettrait de l’organiser ? Et quelle fécondité en attendre ? La condition du politique a tellement changé et son efficacité s’est tellement dégradée ! Oui, on aime encore De Gaulle mais un peu comme Pétain après Verdun – une grande ombre protectrice plus que créatrice, en somme ; oui, on adore Napoléon mais sans croire nécessairement à une action qui pourrait remodeler la société.

C’est parfois à se demander s’il ne vaudrait pas mieux organiser le face à face des deux phénomènes au cimetière des héros.

Programmation musicale : Les souvenir du peuple, Jean Louis Murat (LABE)

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