La Convention des Nations Unies entrée en application en 1994 a défini des espaces maritimes successifs, dotés chacun d’un régime particulier. Elle permet à notre pays de se targuer d’un domaine sous juridiction française d’une taille qui peut impressionner.

Port de Portsall
Port de Portsall © AFP / FRED TANNEAU

La Convention des Nations Unies entrée en application en 1994 a défini des espaces maritimes successifs, dotés chacun d’un régime particulier. Elle  permet à notre pays de se targuer d’un domaine sous juridiction française d’une taille qui peut impressionner. Elle le doit pour près de la moitié à la Polynésie, pour la quasi-totalité à l’outre-mer.

Mais combien de Français ultra-marins sont-ils des navigateurs, des armateurs ? Et la France d’Europe elle-même, quel parti a-t-elle su tirer dans le passé de ses quatre façades maritimes et de ses ports ? Notre histoire en la matière est faite de cycles : les cycles maritimes ont été courts et les occasions manquées nombreuses.

Il est temps de reconsidérer cette histoire à l’aune des nouvelles possibilités qu’ouvre aujourd’hui la mer. L’essentiel des infrastructures d’intérêt militaire et 80% de la population mondiale se trouvent à moins de 500 kms des côtes, autant dire que ce sont des cibles pour les marines dont les capacités de tir s’allongent. L’essentiel de ce qu’assemblent les productions industrielles passe par les océans, de plus en plus connectés par le transport maritime. L’histoire sera couleur grand bleu ou ne sera pas.

En même temps, l’épuisement des ressources terrestres ne doit pas faire considérer la mer comme le nouvel eldorado. Facteur de plus en plus déterminant de la puissance des nations, sa protection appelle aussi une gouvernance mondiale, peut-être introuvable.  

Programmation musicale : "L'Océan" de Dominique A.

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