Mein Kampf
Mein Kampf © MaxPPP/L'Alsace/Jean-François Frey

Le land de Bavière, qui a hérité des biens confisqués de Hitler, détient encore les droits de « Mein kampf » mais ceux-ci tombent dans le domaine public 70 ans après la mort de Hitler, soit le 1er janvier qui vient. Dans cette perspective, le land a consenti à déléguer le soin d’une édition scientifique à l’Institut d’histoire contemporaine de Munich. La législation antiraciste très extensive de l’Allemagne lui permettra de maintenir l’interdiction sur les autres versions papier qui ne lui conviendraient pas.

Mais dans la plupart des autres pays, le régime très particulier de l’Allemagne n’est pas concevable : les œuvres tombent dans le domaine public sans qu’on se soucie du passé des auteurs et n’importe qui peut s’en saisir pour les éditer à sa manière. D’ailleurs, dès avant cette échéance, la stratégie de contrôle du land de Bavière sur les éditions étrangères n’avait connu qu’un succès très mitigé. Il avait ainsi obtenu une interdiction de la version turque mais elle n’a pas été respectée : le livre est un best-seller en Turquie. « Mein Kampf » circule beaucoup dans le monde musulman mais sait-on que ses ventes sont fortes aussi en Inde, pour des raisons apparemment inverses : les milieux nationalistes, quand ils y lisent des centaines de fois les « méfaits des juifs » sont enclins à traduire par « méfaits des musulmans ».

Quoiqu’il en soit du devenir des versions papier, il s’avère que la recherche sur le net de « Mein kampf pdf » permet d’accéder très facilement au texte et de l’imprimer pour son compte. Interdire empêchera donc moins que jamais le texte de courir. « L’oublier, ajoutait Simone Veil, ce serait insulter les morts. Le brûler ? Ce serait adopter la méthode des nazis. » Mais s’il faut le publier, qu’au moins il soit BIEN publié.

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