Il offrait beaucoup aux amis: il n'avait pas un tempérament de propriétaire. Et encore moins de rentier: les aventures de la jeunesse n'ont cessé de le tenter. Néanmoins il lui devenait de plus en plus difficile de faire oublier la date de sa naissance. Comment être encore consacré innovateur après la Seconde Guerre alors qu'on a déjà été connu comme tel avant la Première? La question était insoluble.

Salle des mariages à la mairie de Menton
Salle des mariages à la mairie de Menton © MaxPPP

Mais le vieux marionnettiste usait de mille tours qui bernaient encore les journalistes. Il avait surtout une endurance exceptionnelle. La mort n'est rien, disait-il, c'est mourir qui est ennuyeux : il faut donc entreprendre encore et toujours.

Et le voilà qui grimpe sur des échelles pour peindre de haut en bas une villa et des chapelles. Et qui, dans le "Testament d'Orphée", ouvre grand son grenier aux jeunes cinéphiles qui viennent voir ce film ultime comme ils iraient à la messe.

Jusqu'au bout, il aura tenté d'étonner en répétant qu'il n'était pas celui qu'on croyait.

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