L'attaque de La Ghouta le 21 août réveille une peur tenace. Pas de plaie, pas de sang et pourtant la paralysie ou la mort : les armes chimiques creusent comme une autre guerre dans la guerre.

Soldats australiens portant des masques à gaz (SBR) près de Zonnebeke le 27 Septembre 1917
Soldats australiens portant des masques à gaz (SBR) près de Zonnebeke le 27 Septembre 1917 © Collection of Australian National Media Museum / James Hurley

Avant même qu'elles n'aient été mises au point, les états se préoccupaient de les interdire, dès la conférence de La Haye en 1899. Disponibles de part et d'autre pendant la Grande Guerre, elles sont utilisées à partir de 1915 - largement sinon efficacement. Ce n'est, curieusement, pas pendant la Seconde Guerre qu'est franchi un nouveau seuil mais plutôt pendant le long et terrible conflit qui oppose l'Irak et l'Iran dans les années 1980 : Saddam Hussein ira jusqu'à les utiliser contre ses propres populations civiles kurdes.

A chacun de ces seuils, correspond une réponse en droit international : en 1925 le protocole de Genève, en 1993 la convention de Paris. Mais vingt ans après celle-ci, la question se pose : est-il encore souhaitable de signer des conventions internationales si on ne peut les faire respecter ?

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image lien dossier Syrie 2 © Reuters
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