En 1654, son renoncement à la couronne fait sensation : à l’époque, l’abdication passe pour un fait inouï. Est-il possible qu’une femme qui, de surcroît, a le goût du canon et des habits masculins, préfère sa liberté au pouvoir de commander les hommes ? On la sait d’une intelligence et d’une culture exceptionnelles mais est-il possible de préférer la gloire intellectuelle à un trône ?

En outre, son abdication se double d’une conversion. La Suède est une citadelle luthérienne. Sa reine passe à Rome ! La Minerve du Nord devient une étoile supplémentaire du Vatican…

Quelle prise de guerre extraordinaire pour le Pape ! Mais quelle charge aussi pour lui… La fille adoptive de l’Eglise est, fondamentalement, une irrégulière.

On a tenté beaucoup de portraits d’elle, en voici un en musique. On commencera dans une tonalité austère, on finira en plein baroque. Figurez-vous qu’à Rome, Christine a ouvert le premier théâtre lyrique, introduisant même des femmes sur la scène !

Portrait de la reine Christine de Suède attribué à David Beck - vers 1647-51
Portrait de la reine Christine de Suède attribué à David Beck - vers 1647-51 © Erik Lernestål / Armurerie royale de Suède

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