Pour la révolution soviétique, les frontières n’ont pas de sens. Sont accueillis dans le combat internationaliste, des camarades de toutes nationalités.

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Dirigeants soviétiques célébrant sur la Place Rouge à Moscou le deuxième anniversaire de la Révolution d'octobre le 7/11/1919 © domaine public / L.Y. Leonidov
Vous allez entendre dans cette émission d’une force un peu exceptionnelle, les témoignages enregistrés en 1966 et 1967 de deux français. Pierre Pascal était officier en mission, il passe du coté bolchévique. Suzanne Girault, on l’a entendue vendredi dernier, avait été préceptrice dans des familles russes privilégiées, elle est maintenant révolutionnaire à temps complet. Tous deux décrivent une période de fer, d’extrême misère : c’est le communisme de guerre. On le présente encore souvent comme la conséquence inéluctable de la guerre civile menée par les contre-révolutionnaires, les blancs, et par les alliés vainqueurs de 1918 qui ne reconnaissent pas les soviets. C’est négliger la logique de terreur rouge choisie volontairement par les bolcheviques, développement exponentiel de la police politique, la Tchéka, création dès le début 1919 des premiers camps de concentration. Nos deux témoins, Pierre Pascal et Suzanne Girault analyseront plus tard la situation très différente la période. Elle choisira de rester communiste contre vents et marées, Pierre Pascal larguera les amarres sans se renier. Au-delà de ces différences à venir, ce qui les réunit en cette année décisive aux bolcheviques de la première heure c’est, vous allez l’entendre, la détermination égalitaire qui passait par la pauvreté, voire l’obéissance volontaire.

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