Au temps de d'Artagnan, le cheval ne sert pas qu'à tirer une charrue ou à raccourcir les distances. Il permet aussi d'identifier qui le possède

L'école de cavalerie par Johannes Lingelbach
L'école de cavalerie par Johannes Lingelbach © Vincent Steenberg / Vincent Steenberg

Selon qu'on sait ou non le bien monter, ce cheval, on est d'un côté ou de l'autre de la société.

Ou bien manant et ridicule ou bien centaure admiré, moitié animal moitié aristocrate.

La Révolution n'a fait que suspendre ce système de représentations qu'incarnait au plus haut point le roi. Mieux, la culture équestre d'avant 89 va connaître son apogée au XIXe. Un monde peut être achevé sans disparaître ! Les manières privilégiées de l'équitation demeurent, croissent et anoblissent dans une société qui est censée ne plus connaître le privilège.

En ce début du XXIe siècle, le monde du cheval, bouleversé, féminisé, a fini par se démocratiser. Mais l’équitation de tradition française est encore assez vive pour arracher, en décembre 2011, son inscription au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO...

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