En 1979, l’ère Mao étant close, la Chine s’ouvre davantage aux relations internationales. Le numéro un de l’époque, Hua Guo Feng, fait une longue tournée en Europe qu’il achève dans une gondole sur le Grand Canal après l’avoir commencée à Paris...

Carte de la Chine
Carte de la Chine © Getty / Ralf Hiemisch

En 1979, l’ère Mao étant close, la Chine s’ouvre davantage aux relations internationales. Le numéro un de l’époque, Hua Guo Feng, fait une longue tournée en Europe qu’il achève dans une gondole sur le Grand Canal après l’avoir commencée à Paris. Le président Giscard d’Estaing lui rend sa visite, imaginant déjà pour l’industrie française un grand devenir dans  un pays où, je le cite, « se jouera une grande partie de l’avenir du monde. »

En réalité, si les puissances occidentales sentent que cette année 1979 est cruciale, c’est surtout à cause des ruptures saisissantes qui se produisent autour du Proche-Orient : la révolution de Khomeiny, la rupture ente les Etats-Unis et l’Iran, entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Une cascade de conflits va s’ensuivre, sous l’emprise desquels nous sommes toujours.

Dans la décennie qui suit, l’Asie orientale va plutôt  aller vers l’apaisement. La Chine observe avec moins d’inquiétude son environnement immédiat et se lance dans son développement économique. Les Occidentaux pensent qu’il ira sans doute de pair avec un desserrement politique qu’ils observent avec satisfaction à Taiwan ou en Corée du Sud. Au moment des JO de Séoul en 1988, les grandes puissances d’Asie et en Asie semblent engagées dans des relations constructives les unes avec les autres.

S’il y a une inquiétude, elle viendrait plutôt du Japon qui est au zénith de son expansion technologique. Michel Jobert, ministre de François Mitterrand, bloque à Poitiers les magnétoscopes qu’exporte l’archipel : c’est, paraît-il, la « seconde bataille de Poitiers ». Et aux Etats-Unis, un certain Donald Trump esquisse sa première candidature présidentielle : attention à un nouveau Pearl Harbor !

La crainte du péril jaune est toujours latente mais, à l’époque, la politique chinoise rassure : elle est entendue comme celle d’une puissance économique à peine émergente et d’une puissance politique  seulement régionale.

Programmation musicale : "One moment in time" de Whitney Houston

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