La rencontre de Jacques Julliard avec Paul Claudel Claudel n’a pas été fortuite. Le destin avait préparé le terrain depuis longtemps. Mais, à partir de 1987, il est aux aguets. Il saisit tout ce que produit la vie posthume de Claudel. En 2017 Jacques Julliard a déjà signé la préface des lettres de Paul à Ysé...

Paul Claudel en 1955
Paul Claudel en 1955 © Maxppp / ZUMAPRESS

rediffusion du 19/01/2018

Les éditoriaux politiques de Jacques Julliard – au Nouvel Observateur puis à Marianne et au Figaro- dissimuleraient presque le Jacques Julliard historien s’ils n’étaient nourris d’une connaissance du passé des luttes sociales et de la gauche qui apparaissent à tout instant.

Pour mieux baliser son itinéraire, Jacques Julliard nous propose un choix dans son œuvre qui va de ses livres devenus des classiques à des textes plus dissimulés : c’est, dans la collection « Bouquins », un volume titré « L’esprit du peuple ».

Et, au beau milieu de cette autobiographie intellectuelle, on lit : « 1987, deux nuits entières au festival d’Avignon, le Soulier de satin de Claudel mis en scène par Antoine Vitrez. Bouleversement absolu et sentiment de l’indépassable ».

Cette rencontre avec Claudel n’a pas été fortuite

Le destin avait préparé le terrain depuis longtemps. Mais, à partir de 1987, Jacques Julliard est aux aguets. Il saisit tout ce que produit la vie posthume de Claudel. 2018 est marquée par plusieurs évènements autour du cent cinquantenaire de l’écrivain mais, dès la fin de 2017, Julliard a déjà signé la préface des lettres de Paul à Ysé. Rosie Vetch, Ysé… Le nœud de la vie de Claudel, c’est cette femme ou plutôt l’« amour adoré » qu’il éprouva pour elle et qui fut la source de « Partage de midi » comme du « Soulier ». Claudel, à la vérité, n’était pas le notable qu’on croit, qui découpait les coupons de ses actions puis présidait à la table patriarcale de son château. C’était un rebelle qui a toujours hésité entre appel amoureux et vocation mystique.

Et, puisqu’il faut toujours parler politique, c’était un homme de droite qui fut un ambassadeur de gauche. La multiplicité n’est pas pour déplaire à Jacques Julliard qui va répétant qu’à son propre conseil d’administration intérieur, il y a une part de libertarisme, de catholicisme ultra, une autre peut-être majoritaire, de social-démocratie mais cela peut varier. L’essentiel, c’est que le politique puisse nous rendre meilleurs ?

Programmation musicale : "Christophe Colomb" de Darius Milhaud - Orchestre de la RTF - Direction Manuel Rosenthal

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