Rediffusion de l'émission du 23/10/2012

On le reconnaît dès la première mesure.

Une attaque qui lui vient du musette. L'écho du jazz afro-américain. Mais sans sa vie de tsigane, il l’aurait entendu autrement. Il y a une roulotte dans son jazz : jamais Django ne reste au même endroit.

Django Reinhardt à l'Aquarium de New York en november 1946
Django Reinhardt à l'Aquarium de New York en november 1946 © William P. Gottlieb Collection / William P. Gottlieb

Parvenu au firmament dès la fin des années trente, il a connu une gloire paradoxale pendant l'occupation mais quand le jazz s'est popularisé vraiment après la guerre, il a semblé soudain absent. En 1953, il rebondissait quand, soudain, la mort prit le vif, à 43 ans. Jusque-là, il était parvenu à rester insaisissable: aristocrate et prolétaire tout à la fois, jamais là où on l'attendait.

Depuis qu'on a brûlé sa roulotte et ses quelques biens, on ne parvient plus à compter sa descendance. Mais plus il a d'admirateurs qui jouent comme lui, plus on s'aperçoit que personne ne joue comme lui.

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