Notes prises par Georges Bonnefous de l'intervention de Jules Cels, nommé, en novembre 1917, sous-secrétaire d'État à la Marine
Notes prises par Georges Bonnefous de l'intervention de Jules Cels, nommé, en novembre 1917, sous-secrétaire d'État à la Marine © Service des Archives et de la recherche historique parlementaire

Les débuts de la guerre ont laissé le beau rôle aux chefs militaires. En France, à Joffre notamment, qui cultive dans son état-major de Chantilly le style du dictateur à la romaine, le genre Cincinnatus sauveur de la patrie. Abel Ferry, député et mobilisé, se plaint que "les généraux mangent du civil." Fin 1914, lorsque les ministres et les parlementaires quittent enfin Bordeaux et rejoignent Paris, les équilibres traditionnels se rétablissent peu à peu.

Jaurès, avant de mourir, avait déjà prévenu " qu'il pourrait être mortel pour la démocratie de laisser à l'armée la seule responsabilité de la guerre." Quand le conflit s'enlise en 1915, les faits semblent lui donner raison. Et plus encore en février 1916, avec l'attaque des Allemands à Verdun, contenue par miracle.

A mesure que s'éternise, face au monde, la bataille autour de la ville-symbole, les parlementaires tentent de se faire une idée de la situation en se rendant sur place. Ceux qui sont sous l'uniforme font le va-et-vient avec Paris, tel Ferry encore. Driant, colonel-député, passe par dessus ses supérieurs et envoie directement ses observations au gouvernement. Même sous l'uniforme, un député reste un représentant du peuple comme chaque civil demeure un citoyen.

Au palais-Bourbon, l'habitude se prend de se réunir en "comité secret". A huis-clos. Il ne s'agit pas que l'Assemblée devienne une boîte à commérages mais il s'agit pour le Parlement d'exercer sa responsabilité face à un état-major et un président du Conseil, Briand, qui semblent ne faire qu'un bloc inaccessible à toute critique.

Avec les comédiens de la Comédie française : Bruno Raffaeli (Maginot), Michel Favory (Aristide Briant), Pierre Hancisse(Abel Ferry) , Alexis Chevalier et Grégoire Roqueplo .

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Dossier_lien_1418 à l'arrière des tranchées © Radio France

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Théâtre du Vieux-Colombier En 1913, Jacques Copeau arpente la Rive gauche à la recherche d’un lieu pour y ancrer ses ambitions théâtrales. Il se fixe au 21 rue du Vieux-Colombier, loin des grands boulevards où fleurissent d’abondants et bruyants théâtres qui ressemblent le plus souvent à de vastes salons bourgeois. Avec une rigueur ascétique, Copeau ouvre cet espace « contre toutes les lâchetés du théâtre mercantile ». Un vent d’enthousiasme souffle, interrompu par la guerre de 1914, mais l’onde de choc est lancée et marque profondément l’aventure théâtrale moderne. Refus du décor, de la machinerie, de l’accessoire afin de privilégier l’oeuvre et l’auteur. Jacques Copeau pousse plus loin que quiconque l’esthétique du plateau nu. Appelé par ses contemporains « le patron », il est l’âme de ce théâtre.

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