Simeon Sakskoburggotski, l'ex-roi Siméon II, à Berlin en 2005
Simeon Sakskoburggotski, l'ex-roi Siméon II, à Berlin en 2005 © cc / Nadya Reid

Après la fin du communisme, les descendants des anciennes familles souveraines susciteront beaucoup plus d’attentes qu’on ne l’imaginait ici, où on les prenait seulement pour des fleurs de salon : ils incarnent à la fois un passé que les populations veulent retrouver et la possibilité d’un avenir rassurant.

Soucieux de ne pas hâter les échéances, Siméon II, qui n’avait jamais abdiqué depuis son départ forcé ne rentre que sept ans après la chute du dictateur communiste Jivkov. Il n’avait jamais abdiqué depuis son départ forcé en 1946, il fonde un mouvement qui porte son nom et devient, après son succès aux législatives de 1991, Premier ministre.

Etrange position qui rappellera aux Français, toutes proportions gardées, celle de Louis-Philippe, son aïeul direct : roi-citoyen et en même temps prince du système ancien.

Le bilan de son mandat sera plus honorable que celui de ses successeurs. Néanmoins les électeurs l’écarteront du pouvoir : peut-être était-il de tempérament trop royal. Et la restauration n’a pas eu lieu : sans doute n’était-il pas assez monarchiste…

En tout cas, la Bulgarie qui demeure le pays le plus pauvre de l’Union européenne et ne peut choisir entre Bruxelles et Moscou, demeure, elle, dans un état préoccupant.

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