« America great again »… Le slogan de Trump a mobilisé...

Drapeau américain sur un ferry sur l'Hudson River à New York
Drapeau américain sur un ferry sur l'Hudson River à New York © Getty / Gary Hershorn

On se souvient que, dans les années 1990, Hubert Védrine parlait de l’hyperpuissance américaine. Cette époque s’enfonce déjà dans les lointains. Et encore davantage le moment d’après 1945, le temps qui fut celui de la puissance la plus forte sans doute. Un élixir de croissance et d’abondance dopait alors les Américains qui se proposaient de le faire partager au Vieux- Monde puis au Tiers Monde.

« America great again » La campagne de Donald Trump a cherché à faire vibrer ces souvenirs. Mais sur un mode sombre, en aiguillonnant les angoisses de ceux des américains qui ont perdu des points avec la mondialisation. Dès lors que le projet d’enrichissement personnel de beaucoup de citoyens devient incertain, le coût des responsabilités internationales que s’est attribuées le pays s’en trouve de plus en plus contesté. Pourquoi ces engagements et ces dépenses alors que le géant économique que nous sommes encore est dangereusement devenu débiteur, qu’il est de plus en plus concurrencé par les émergents et que sa force militaire semble s’enliser chaque fois qu’elle intervient ?

« America great again »… Le slogan de Trump a mobilisé. Mais il ne faut pas l’entendre au sens que pourrait lui donner toute une tradition universaliste des Etats-Unis qui assurait : « l’exceptionnalité du pays lui donne des responsabilités ». « First America » pour Trump, c’est « Panique à bord, les boucs émissaires par-dessus bord et les Etats-Unis d’abord ! »

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