Au départ, en Belgique, une famille catholique sincère, une mère fière de le voir entrer au séminaire. Mais il déteste la soutane ostentatoire, son modèle c’est la vie cachée du jeune Jésus à Nazareth. Raphael-Emmanuel Verhaeren sera prêtre-ouvrier.

Au départ, en Belgique, une famille catholique sincère, une mère fière de le voir entrer au séminaire. Mais il déteste la soutane ostentatoire, son modèle c’est la vie cachée du jeune Jésus à Nazareth. Raphaël-Emmanuel Verhaeren sera prêtre-ouvrier.

L’Eglise ne lui paraît pas assumer l’expérience ; il s’éloigne sans qu’elle se soucie de lui. Son corps hurle. Première déception, vraie dépression.

Il se marie en 1975. La cérémonie est assurée par un ancien prêtre-ouvrier devenu maire communiste. Nous sommes près de Grenoble. Le parcours universitaire de Raphaël-Emmanuel Verhaeren se déroulera autour du campus de Saint Martin d’Hères. Des années de contrats courts, une thèse, deux thèses et au final, un poste de directeur de recherche au CNRS. La deuxième thèse consacrée à une théorie économique des migrations internationales, est intitulée « Partir ».

Quand il faut partir à la retraite, le corps renâcle de nouveau. Puis c’est l’installation dans un village de l’Isère.

Mais sous cette histoire déjà complexe, il y a le plus important, l’insondable. Le réel voilé et que son livre «  Histoire d’une conscience » dévoile, étape par étape. « Partir » du christianisme… Aller vers le plus profond de soi par la méditation zen. Appliquer le zen à toutes sortes d’activités. Découvrir l’hindouisme sur place. Et retrouver la Bible, ses Psaumes et l’évangile de Jean… « Partir » et découvrir la fertilité complémentaires des grandes sagesses. Raphaël-Emmanuel Verhaeren est un excellent sismographe des migrations spirituelles de notre époque.

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