En direct et en public des rendez-vous de l'Histoire de Blois.

Retrouvez Robert Darnton et Hélène Delavault le samedi 11 octobre de 16h à 17h à la Maison de la Magie de Blois pour une conférence sur les chansons de rue et la contestation politique vers 1750

Caricature de Louis XV et de Madame de Pompadour - 1758
Caricature de Louis XV et de Madame de Pompadour - 1758 © domaine public

1749, la guerre de Succession d’Autriche vient de se terminer. Les Parisiens considèrent que la paix signée n’est pas à la hauteur des succès remportés. Ils auraient préféré qu’on tire parti des territoires conquis – et étrangement rendus - plutôt qu’avoir à acquitter encore un impôt supplémentaire, le 20ème.

Ils ne voient plus Louis XV, qui se tient de plus en plus en retrait à Versailles où il se fait rapporter « leurs mauvais propos ». Le roi surnommé jadis le Bien Aimé, s’inquiète de ne plus l’être et s’affole de voir sa maîtresse sans cesse insultée par des chansons. Madame de Pompadour est née Poisson et les Poissonnades rappellent fâcheusement les Mazarinades de la Fronde.

Cette année 1749, la police, par précaution, embastille donc beaucoup de suspect, avant même parfois que le roi n’eut le loisir de signer les lettres de cachets. Ainsi pour saisir l’auteur d’une ode que, d’ailleurs, on ne retrouvera pas, on s’empare d’une, trois, quatre, quatorze personnes. C’est l’Affaire des Quatorze. Elle est si bien documentée que, pour une fois, on peut sentir ce qu’était dans la Capitale, l’opinion publique – le mot commence à être utilisé- et même entendre le son de la rue quand elle chantait, pour s’en moquer, la Cour.

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Les Rendez-Vous de l'Histoire à Blois 2014

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Un cabaret electronique : chansons de rue parisiennes, 1748-1750 Chansons politiques ayant circulé dans le Paris des années 1750, interprétées par la chanteuse Hélène Delavault, accompagnée du guitariste Claude Pavy, en écoute sur le site des Presses universitaires d’Harvard.

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