A Budapest, fin 1944, il avait tiré des griffes d'Eichmann un nombre incalculable de juifs. Il n'était certes qu'un maillon dans une chaîne de Justes mais son nom, celui d'une famille suédoise considérable, avait un éclat particulier et son dynamisme était hors du commun.

Raoul Wallenberg en 1944
Raoul Wallenberg en 1944 © USHMM Photo Archives

Surtout il est devenu un mythe parce qu'il a été stoppé dans son activité par ceux dont il attendait la libération - les Soviétiques - qui, en janvier 1945, l'ont arrêté en Hongrie, détenu en URSS et n'ont jamais voulu dire nettement quel sort ils lui avaient réservé.

Staline aurait dit : dès que les morts sont assez nombreux, ils ne comptent plus, ils constituent une statistique. D'où l'importance de garder à chaque crime d'état son caractère unique et de rappeler la destinée tragique de Wallenberg qui, en 2012, aurait eu cent ans.

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