Population en liesse après la proclamation officielle de l'indépendance le 5 juillet 1962
Population en liesse après la proclamation officielle de l'indépendance le 5 juillet 1962 © cc

"Je viens déposer mon dossier conformément à l'article 74 de la Constitution et à l'article 32 de la loi électorale." , murmure le président Bouteflika, candidat à un quatrième mandat à l'élection du 17 avril. Election, Constitution, loi... En fait, l'état de droit en Algérie tient largement de la fiction. L'état d'urgence n'est jamais levé. La caste militaire domine le champ politique ; associée aux grandes compagnies qui lui offrent une rente pétrolière et gazière apparemment inépuisable, elle prétend prolonger les "valeurs collectives des martyrs de la Révolution" alors qu'elle elle est responsable de la prolifération cancéreuse de la corruption.

Au temps de Boumédiène, maître du pays de 1965 à 1978, et dont Bouteflika était l'homme de confiance, un faux unanimisme avait déjà été imposé mais il baignait alors dans un climat d'austérité. La période de contradiction qui suivit, que Bouteflika dut suivre de loin depuis son exil, déboucha sur une première tentative démocratique. Les islamistes en tiraient déjà des bénéfices décisifs quand l'armée interrompit le processus électoral : s'ensuivit une "guerre sans nom" d'au moins sept ans.

A l'heure où se pose de nouveau la question d'une nouvelle transition démocratique, nous revenons sur cette libération inachevée de l'Algérie entre 1962 et 1991.

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