Sauf quand le chaos dans lequel elle tombe menace alentour, c'est l'oubliée du monde. Des colonies françaises d'Afrique, elle a été la plus mal lotie, soumise à la cruelle économie de traite. Barthélémy Boganda, le regretté père fondateur de l'indépendance, l'aurait voulue fédérée à une plus grande Afrique équatoriale.

Bangui
Bangui © Reuters

En vain. Reste un pays enclavé, plus grand que la France mais peuplé seulement de quatre millions d'habitants. Avec des villes et des villages qui survivent de plus en plus isolés, telles des îles, Bangui concentrant l'activité la plus visible mais faisant figure de capitale bien désuète.

En France, depuis longtemps, si on suivait l'opinion, la tentation serait de lâcher ce pays improbable. Chaque président français, lui, au nom des responsabilités issues de l'histoire, se retrouve devant la même contradiction : protéger à Bangui des gouvernements qui n'ont plus de légitimité ou déloger ceux qui mettent le feu aux violences - ce fut le cas en 1979 pour Bokassa, ça l'est de nouveau.

Evénement(s) lié(s)

Deux grandes séances parlementaires reconstituées par la Comédie Française

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.